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Fiscalité · France

Fiscalité des gains offshore et crypto

Notre enquête reconstitue la mécanique par laquelle l'administration fiscale française identifie et impose les gains issus de plateformes de casino non agréées convertis via crypto-actifs, avec l'article 150 VH bis du code général des impôts, le prélèvement forfaitaire unique, les formulaires 2086 et 3916-bis, et les cas récents documentés par les rapports de la Direction générale des finances publiques.

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Chaîne déclarative d'un gain casino converti en euros via un prestataire PSAN
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Fiscalité des gains ANJ, cadre général

Les gains issus des jeux régulés par l'Autorité Nationale des Jeux, c'est-à-dire les paris sportifs, les paris hippiques et le poker en ligne pratiqués sur les plateformes agréées, bénéficient d'une doctrine fiscale d'exonération pour le joueur non professionnel. Le fondement en est l'article 92 du code général des impôts, tel qu'interprété par la doctrine administrative publiée au bulletin officiel des finances publiques sous la référence BOI-BNC-BASE-20-20-10-10, avec confirmation par la jurisprudence du Conseil d'État sur les critères permettant de qualifier une activité de professionnelle par opposition à occasionnelle. La qualification tient à un faisceau d'indices, importance des mises engagées, régularité de la pratique, connaissance technique du jeu, part du revenu du foyer représentée par les gains, et non à un seuil unique et absolu.

Cette exonération est réservée par nature au périmètre des opérateurs agréés en France. Elle ne s'étend pas aux gains obtenus sur une plateforme non agréée établie à l'étranger, même lorsque le joueur y accède depuis la France par simple navigation. Le régime applicable à ces gains, notamment lorsqu'ils transitent par des crypto-actifs pour être convertis en euros, relève d'une base légale entièrement distincte, celle de l'article 150 VH bis du code général des impôts qui encadre l'imposition des plus-values de cession de crypto-actifs par les particuliers non-professionnels. Cette distinction, non intuitive à première lecture, structure la totalité de la démarche déclarative que doit conduire un contribuable résident fiscal français qui a effectué un retrait offshore transitant par un jeton numérique.

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Article 150 VH bis CGI en clair

L'article 150 VH bis du code général des impôts, introduit par la loi de finances pour 2019 et modifié à plusieurs reprises depuis, encadre l'imposition des plus-values réalisées par les particuliers résidents fiscaux français à l'occasion de la cession à titre onéreux d'actifs numériques. Le fait générateur est la cession, c'est-à-dire l'échange d'un actif numérique contre une monnaie ayant cours légal, un bien ou un service. L'échange d'un actif numérique contre un autre actif numérique n'est pas un fait générateur, il s'agit d'une opération intercalaire dont la fiscalité est reportée jusqu'à la sortie effective en monnaie fiat. Cette architecture évite au contribuable de calculer une plus-value à chaque conversion technique entre jetons, et concentre la matière imposable au moment de la conversion en euros.

La plus-value taxable est calculée sur le prix de cession, minoré du prix d'acquisition proratisé selon la formule prévue par le texte, qui pondère le prix d'acquisition total du portefeuille par le rapport entre le prix de cession et la valeur globale du portefeuille au jour de l'opération. Cette formule, dite du portefeuille global, oblige le contribuable à connaître la valeur totale de son portefeuille au jour de chaque cession et le prix d'acquisition cumulé de l'ensemble de ses actifs numériques. Toute erreur dans la constitution du prix d'acquisition, notamment l'omission d'une entrée par transfert offshore, fausse mécaniquement le calcul et expose le contribuable à une reprise administrative sur la fraction non déclarée.

Exemple chiffré

Un contribuable qui aurait acquis pour 4 000 € de crypto-actifs sur une plateforme d'échange enregistrée PSAN, reçu une entrée complémentaire non déclarée de 2 000 € en provenance d'un opérateur non agréé, puis converti pour 3 500 € en euros à un moment où la valeur globale de son portefeuille était de 7 000 €, calcule une plus-value nette selon la formule 3 500 − (4 000 × 3 500 ÷ 7 000) soit 1 500 €. La cession étant supérieure au seuil global d'exonération de 305 € par an, la plus-value est intégralement imposée au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, soit 450 € d'impôt et prélèvements sociaux confondus, sous réserve de la validation du calcul par le service vérificateur en cas de contrôle sur pièces.

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PFU 30 pour cent et seuil 305 euros

Le prélèvement forfaitaire unique applicable aux plus-values de cession de crypto-actifs est fixé à 30 %, composé d'un taux d'imposition de 12,8 % et de prélèvements sociaux de 17,2 % conformément aux dispositions de l'article 200 C du code général des impôts. Le contribuable peut, sur option globale exercée au moment de la déclaration annuelle, opter pour l'imposition selon le barème progressif de l'impôt sur le revenu lorsque cette option lui est plus favorable au regard de son taux marginal effectif, notamment pour les foyers dont le revenu de référence reste faible. Cette option globale s'applique à l'ensemble des revenus mobiliers et plus-values éligibles au PFU pour l'année considérée, elle n'est pas segmentée par catégorie et son incidence doit donc être appréciée dans son ensemble.

Le seuil global d'exonération de 305 € par an, prévu par le troisième alinéa de l'article 150 VH bis, concerne le total des cessions réalisées dans l'année civile et non la plus-value nette. Cette précision technique est essentielle. Dès lors que le contribuable dépasse 305 € de cessions cumulées, la totalité de la plus-value nette calculée sur l'ensemble des cessions de l'année est imposable, y compris la fraction correspondant aux premiers euros cédés. Le raisonnement qui consisterait à retrancher 305 € du montant imposable ne correspond pas au texte, il conduit à une déclaration incorrecte et à une reprise administrative en cas de contrôle sur pièces conduit par le service compétent.

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Formulaire 2086 et déclaration des cessions

Le formulaire 2086 concentre l'essentiel de la déclaration annuelle des cessions de crypto-actifs par un particulier non-professionnel. Il est joint à la déclaration principale n° 2042 lors de la période déclarative de printemps, avec report du résultat imposable en case 3AN de la déclaration annexe 2042 C. Chaque ligne du formulaire correspond à une opération unique, avec date exacte de cession, prix de cession en euros à cette même date, prix d'acquisition proratisé, valeur globale du portefeuille et plus-value nette calculée. L'administration met à disposition une notice explicative sur impots.gouv.fr avec des exemples chiffrés et un moteur de saisie guidée accessible depuis l'espace personnel du contribuable.

Les erreurs déclaratives les plus fréquemment relevées par l'administration portent sur trois points récurrents. Le prix d'acquisition en euros à la date exacte de la première entrée dans le portefeuille numérique est souvent omis ou approximé, ce qui fausse mécaniquement la base imposable. La conversion en euros de chaque cession à la date précise de l'opération, et non à un cours moyen mensuel, est une exigence fréquemment ignorée par les contribuables. L'obligation de déclaration des comptes détenus à l'étranger via le formulaire 3916-bis est également contournée lorsque la plateforme n'apparaît pas immédiatement comme un compte bancaire au sens classique, cette omission étant sanctionnée séparément indépendamment du calcul de plus-value.

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Formulaire 3916-bis et comptes étrangers

Le formulaire 3916-bis a été introduit par le décret n° 2020-899 du 22 juillet 2020 pour recenser les comptes détenus à l'étranger auprès d'un prestataire de services sur actifs numériques. Il complète le formulaire 3916 relatif aux comptes bancaires classiques ouverts hors de France. Toute personne physique résidente fiscale française ayant ouvert, utilisé ou clos au cours de l'année un compte auprès d'un prestataire non résident est tenue de le déclarer, y compris lorsque le compte a été ouvert pour un usage anecdotique et n'a jamais été crédité, y compris lorsque le prestataire relève d'un pays de l'Espace économique européen. Le principe est déclaratif et exhaustif, la charge de la preuve d'une exemption incombant au contribuable.

La notion de compte s'entend largement, elle couvre les portefeuilles hébergés par un prestataire tiers et non les portefeuilles auto-hébergés dont le contribuable détient seul les clés privées. En pratique, tout compte ouvert sur une plateforme d'échange étrangère, sur un service de conservation custodial ou sur une passerelle fiat-crypto extra-européenne entre dans le champ de la déclaration. Un joueur ayant utilisé une adresse hébergée par un opérateur non agréé pour y conserver un solde en jetons avant conversion se retrouve donc, sur le plan strict du droit, en situation d'obligation déclarative pour ce compte, quelle que soit la nature technique de la plateforme et la durée de conservation effective du solde entre l'entrée et la sortie.

Exemple chiffré

Une décision publique rendue par un tribunal administratif régional au premier trimestre 2026, citée dans une synthèse doctrinale récente, a confirmé la majoration de 80 % appliquée à un contribuable qui avait omis pendant deux exercices consécutifs de déclarer un compte crypto ouvert dans un État tiers, avec des cessions cumulées portant sur 42 000 € et une plus-value nette calculée à 11 800 €. Les droits redressés, prélèvements sociaux inclus, s'élevaient à 3 540 €, la majoration à 2 832 €, et l'amende forfaitaire au titre de l'omission du formulaire 3916-bis à 3 000 €, soit un coût total réel dépassant le triple des droits initiaux, sans compter les intérêts de retard prévus par l'article 1727 du code général des impôts.

Points-clés

  • Article 150 VH bis CGI, PFU 30 % sur la plus-value nette de cession de crypto-actifs, seuil global d'exonération de 305 € par an
  • Formulaire 2086 pour la déclaration des cessions, formulaire 3916-bis pour les comptes détenus à l'étranger
  • Amende de 1 500 € par compte non déclaré, portée à 10 000 € en présence d'un État non coopératif
  • DAC 8, transposition en cours avec application prévue pour l'exercice 2026, échange automatique d'informations sur les crypto-actifs
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Sanctions en cas d'omission

Le régime de sanctions applicable en cas d'omission déclarative se déploie sur trois niveaux distincts qu'il importe de ne pas confondre. Au premier niveau, l'article 1729 du code général des impôts prévoit une majoration de 10 % en cas d'insuffisance de déclaration relevée par l'administration à l'occasion d'un contrôle sur pièces, portée à 40 % en cas de manquement délibéré et à 80 % en cas de manœuvres frauduleuses caractérisées. Au deuxième niveau, l'article 1736 du même code sanctionne d'une amende forfaitaire l'omission du formulaire 3916-bis relatif aux comptes ouverts à l'étranger, avec un montant de 1 500 € par compte non déclaré, porté à 10 000 € lorsque le compte est ouvert dans un État inscrit sur la liste des États et territoires non coopératifs prévue par l'article 238-0 A du code général des impôts.

Au troisième niveau, la fraude fiscale caractérisée relève des dispositions pénales de l'article 1741 du code général des impôts, avec une peine d'emprisonnement de cinq ans et une amende de 500 000 €, portée à sept ans et 3 millions d'euros en présence de circonstances aggravantes. Ces peines pénales sont rarement mobilisées pour un contribuable particulier ayant régularisé spontanément sa situation avant l'ouverture d'un contrôle, la procédure administrative demeurant la voie ordinaire pour les dossiers d'ampleur modeste. La régularisation spontanée, ouverte par la procédure de mise en conformité prévue par la loi de finances pour 2018, permet une réduction des majorations sous conditions strictes de sincérité déclarative et de coopération pleine avec le service instructeur.

À noter L'administration exerce un droit de communication auprès des prestataires enregistrés PSAN, prolongé par la coopération administrative internationale prévue par la directive 2011/16, complétée par la directive 2023/2226 dite DAC 8 dont l'application est attendue au titre de l'exercice 2026. La probabilité d'une découverte tardive d'une opération non déclarée croît en conséquence chaque année, ce qui rend la régularisation d'autant plus opportune que le délai de reprise court à compter de l'année d'imposition initialement omise.
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Conversion casino puis stablecoin puis fiat

Le parcours typique observé sur les remontées de la ligne 09 74 75 13 13 et sur les cas cités dans les rapports parlementaires suit un enchaînement en trois temps. Le joueur reçoit sur une adresse hébergée par la plateforme non agréée un solde en Bitcoin ou en Ethereum, il convertit ce solde en jeton stable adossé au dollar ou à l'euro pour figer la valeur au moment de la sortie, puis il crédite un compte ouvert auprès d'un prestataire enregistré PSAN pour convertir le jeton stable en euros virés sur son compte bancaire français. Chaque étape est distincte au plan technique, aucune n'est neutre au plan fiscal, et la cession imposable au titre de l'article 150 VH bis se produit au dernier maillon lors du basculement en euros sur le compte du prestataire PSAN.

La position récente de la doctrine fiscale, telle qu'elle ressort des réponses ministérielles publiées au journal officiel de l'Assemblée nationale et des commentaires administratifs actualisés au bulletin officiel des finances publiques, confirme que la conversion intercalaire entre deux actifs numériques n'est pas un fait générateur d'imposition. Cette précision est utile mais ne modifie pas l'obligation déclarative au titre du formulaire 3916-bis, laquelle porte sur la simple existence du compte ouvert auprès du prestataire non résident, indépendamment de la nature technique des jetons hébergés et de la fréquence des conversions intercalaires réalisées avant la sortie effective en monnaie ayant cours légal sur le territoire.

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Ressources officielles à consulter

Le site impots.gouv.fr publie une notice dédiée à la déclaration des cessions de crypto-actifs par les particuliers non professionnels, avec un espace personnel qui pré-remplit certains éléments lorsque le prestataire PSAN a transmis les informations dans le cadre de son obligation de reporting. La documentation officielle inclut également le formulaire 2086 sous sa version consolidée, la notice 2086-NOT associée, et un simulateur de plus-value accessible depuis l'espace de gestion du compte fiscal. Le service Impôts service accessible par téléphone au 0 809 401 401 répond aux questions générales de méthode déclarative, sans se prononcer sur des situations individuelles complexes qui relèvent d'un rescrit fiscal formel adressé au service des impôts des particuliers du lieu de résidence.

Le site legifrance.gouv.fr donne accès à la version consolidée de l'article 150 VH bis du code général des impôts, à la loi de finances pour 2019 qui a introduit ce régime, et aux textes qui l'ont ultérieurement modifié. Les commentaires administratifs sont publiés au bulletin officiel des finances publiques sous la référence BOI-RPPM-PVBMC-30, avec un historique des versions successives et un renvoi aux réponses ministérielles récentes. Une consultation attentive de ces trois sources, texte de loi consolidé, doctrine administrative à jour et notice pratique du formulaire, suffit à couvrir l'essentiel des situations courantes rencontrées par un contribuable particulier ayant réalisé un retrait offshore transitant par un actif numérique au cours de l'année écoulée.

En complément, le portail service-public.fr publie une fiche pédagogique destinée au grand public sur la fiscalité des jeux d'argent et sur celle des crypto-actifs, avec un vocabulaire volontairement accessible et une articulation claire entre le régime des gains issus des opérateurs agréés et le régime applicable aux plus-values de cession de jetons numériques. La consultation d'un professionnel du chiffre, expert-comptable ou avocat fiscaliste, reste recommandée pour les situations dépassant le cas d'école, notamment lorsque l'activité présente un caractère habituel susceptible de basculer dans le régime des bénéfices non commerciaux.

À lire ensuite

Vérification

Sources consultées, dernière vérification 31 juillet 2026. Voir la notice publiée par impots.gouv.fr sur la déclaration des plus-values de cession d'actifs numériques et sa présentation du formulaire 2086 accessible depuis l'espace personnel du contribuable.

P
Écrit par Patrick Ayrton
Relu par Marc Delatour, journaliste d'investigation, ex-rédaction économique · Mise à jour 31 juillet 2026

Questions fréquentes

Un gain remporté sur un casino non agréé est-il imposable en France

Le gain lui-même échappe à la doctrine d'exonération applicable aux jeux ANJ, celle-ci étant réservée aux opérateurs agréés en France. Lorsque le retrait transite par des crypto-actifs, la cession en euros est imposée selon l'article 150 VH bis du code général des impôts, avec un prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur la plus-value nette pour la fraction dépassant le seuil global d'exonération annuel de 305 €. La déclaration se fait via le formulaire 2086, et le compte détenu à l'étranger doit être mentionné sur le formulaire 3916-bis.

Comment l'administration fiscale française repère les cessions crypto non déclarées

La DGFIP dispose d'un droit de communication auprès des prestataires enregistrés PSAN, prolongé par la coopération administrative européenne organisée par la directive 2011/16 et par la directive 2023/2226 dite DAC 8, en cours de transposition avec application prévue pour l'exercice 2026. Le service de contrôle croise les données transmises par les prestataires avec les déclarations annuelles, et une différence significative déclenche une demande de justificatifs sur le fondement de l'article L10 du livre des procédures fiscales.

Que risque un contribuable qui oublie le formulaire 3916-bis

L'omission du formulaire 3916-bis relatif aux comptes ouverts hors de France, y compris auprès d'un prestataire de services sur crypto-actifs situé à l'étranger, est sanctionnée par une amende forfaitaire de 1 500 € par compte non déclaré, portée à 10 000 € lorsque le compte est ouvert dans un État ou territoire non coopératif au sens de l'article 238-0 A du code général des impôts. Cette amende s'ajoute aux droits éventuels et aux majorations prévues par l'article 1729 du même code.

Quelle est la durée pendant laquelle il faut conserver les justificatifs

L'administration fiscale peut exercer son droit de reprise pendant trois ans à compter de l'année d'imposition, délai porté à dix ans lorsque l'activité relève d'un flagrant délit de travail dissimulé ou lorsque des avoirs non déclarés sont détenus à l'étranger. La conservation recommandée des justificatifs, relevés de portefeuille, historiques de transactions, courriels d'échange avec le prestataire, est de six ans au minimum, en prévision d'un contrôle sur pièces ou d'une demande de justification écrite.

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